Festival de Sziget, J-2

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J-2, Samedi.

Après un départ sur le fil qui a bien failli nous faire rater l’avion, puis une escale d’une nuit à Düsseldorf (que nous avons pu visiter quelques heures – quelle ville, chers lecteurs !), voilà que nous débarquons enfin à Budapest… Mais pas nos bagages ! Et oui, les bougres ont été égarés par la compagnie ou l’aéroport, tentes de camping incluses, et ne seront pas transférés avant le lendemain. Sachant que les hôtels sont complets depuis des semaines, inutile de dire que la journée s’annonce longue…

Enfin bref, passés les formalités d’usage pour nos valises, nous craquons sur un Citypass offrant entre autres les transports urbains illimités durant le festival (à voir si l’investissement sera amorti sur la semaine), puis prenons un bus pour nous rendre sur les lieux du Sziget, en espérant y trouver une solution pour passer la nuit. L’occasion d’un assez long trajet (logique, vu la distance de l’aéroport) qui nous permettra d’avoir un premier aperçu de la ville de Budapest. Et inutile de dire qu’après la richesse et la beauté de Düsseldorf quelques heures plus tôt, la douche est assez froide pour la ville hongroise qui, entre deux bâtiments assez jolis, semble se dévoiler sous une atmosphère assez austère, à la limite de l’abandon. Alors certes, notre bus ne nous a peut-être pas fait prendre la route touristique, mais tout de même, on espère que cette première impression sera chassée par une visite ultérieure.

Le bus arrivé, c’est après une ultime marche et sous un soleil de plomb nous arrivons enfin devant la terre promise : les portes du Sziget, servies avec leur file d’attente monstrueuse de festivaliers de tous horizons venant convertir leur billet papier en bracelet – sésame obligatoire pour prétendre aux festivités. L’occasion pour nous de découvrir que si les Allemands de Düsseldorf maîtrisent parfaitement l’anglais, il n’en est pas de même pour la plupart des Hongrois de Budapest, et l’on aura alors une pensée émue pour la fameuse pub du touriste se faisant comprendre des japonais grâce à des images sur son smartphone. Manœuvre simple et efficace, qui se révèle presque indispensable ici aussi. Malgré la barrière de la langue, nous parvenons à obtenir notre sésame. Mieux, après une longue quête au milieu d’un Sziget en plein préparatifs sous un soleil de plomb qui aura durement éprouvé nos nerfs (la quête, pas le soleil, quoique…), c’est un ange roux aux yeux bleus faisant partie du staff du Sziget qui nous ramène à la vie en nous dépannant de tout le matériel de couchage pour la nuit (nos bagages sont censés être rapatriés demain, pour rappel). Nous sommes sauvés pour cette nuit. Encore un immense merci, Eszter !

Les tentes installées dans le camping du festival, nous poursuivons la visite des lieux plus sereinement. L’occasion pour moi de constater le véritable canyon qui sépare les Solidays du Sziget (pour mémoire, il s’agit de ma première incursion ici, comme pour mon compère), même si l’esprit reste assez similaire. Ici, des scènes gigantesques, des arbres peints de mille couleurs et des structures géantes en formes de fleurs. Là, des dance-floors en pagaille et des bars à tous les coins (contrairement aux Solidays, l’alcool est très présent ici, à tous les degrés – les cocktails se vendent par seaux entiers). Petit regret par contre : les stands ont beau proposer de la nourriture du monde entier, elle semble se cantonner au rayon fast-food. A moins que les stands plus « gourmets » nous aient échappé, vu l’immensité des lieux. Car oui, pour ceux qui en doutent encore, le Sziget est un lieu immense où le moindre déplacement doit être savamment géré. Les concerts n’ont pas commencé, mais on en est déjà sûr : pas question d’espérer retourner à la tente pour un oubli quelconque, sous peine de manquer tout le spectacle.

Il est déjà tard lorsque nous revenons de courses – afin de ne pas trop céder aux stands cette semaine (bonne nouvelle, un hypermarché se trouve à 10min à pied). Trop tard pour espérer visiter un peu plus Budapest ce soir, mais pas assez pour nous empêcher d’aller tâter l’ambiance nocturne du pré-Sziget. Après avoir obtenu nos cartes de paiement dédiées (pas d’espèces pour les achats sur le festival, vous chargez simplement de l’argent sur la carte), nous craquons pour une bonne petite bière de filles (comprendre : bière aromatisée) et allons tâter le dance-floor du Corner Bar, couvert de sable pour l’occasion.

Outre une ambiance bon enfant et où l’on a vraiment de la place pour danser, on gardera un très bon souvenir de cette partie de volley improvisée entre festivaliers avec une boule faite de tubes fluorescents, le tout au beau milieu de la piste et sans arrêter de danser au rythme du DJ ! Le Sziget n’a pas commencé, mais l’esprit du festival semble déjà bien là ! Et la soirée de se conclure au coin de l’Apéro Camping et de son hôpital pour smartphones ( = étalage de prises électriques pour recharger vos précieux) en évoquant nos souvenirs de concerts avec un autre festivalier. Ainsi se termine cette première journée, sous le ciel de guirlandes lumineuses qui couvre et éclaire l’ensemble du camping. Comme pour nous rappeler que même la nuit, pendant notre sommeil, le Sziget ne dort jamais.

NicoH

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