Festival de Sziget, c’est parti !

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J1 : Lundi 11.

Ça y est, après deux jours d’attente et de pérégrinations en tous genres, nous y sommes enfin ! Réveillés à 9h par quelques festivaliers hurlant « apéro » dans le camping de bon matin, c’est avec un cruel manque de sommeil (auquel nous ferions mieux de nous habituer) que nous entamons cette première journée. Une douche commune plus tard, nous retrouvons nos deux compagnons de festoche (alias Nicoz et Matt) et décidons de rentabiliser nos Citypass en entamant la journée par une visite de Budapest. Le temps de sortir de notre île (qui risque d’exploser au vu du flot incessant de nouveaux arrivants dès le matin) et nous voici dans un tram en direction du centre. Enfin, tram, c’est sur le papier car en pratique, on a davantage l’impression d’avoir affaire à un RER tant ces engins ne vont pas à la même vitesse que chez nous.

Cette sensation rejoint d’ailleurs celle que nous avons en marchant dans les rues de la ville : les voitures et trams semblent bel et bien être les maîtres de la route, les piétons ne se risquant pas à traverser tant que leur feu n’est pas vert, y compris si la route est quasi-déserte. Je parlais lors du J-2 de la première impression concernant Budapest, il convient donc de confirmer une chose : oui, le bus ne nous avait clairement pas fait emprunter la route touristique. Une fois sur place aujourd’hui, nous pouvons enfin constater la richesse architecturale de Budapest, depuis le Parlement jusqu’aux sympathiques rues du centre. Une pause-repas au Café Vig (excellents goulache et poulet-paprika) et une recherche de cadeau plus tard (se faire comprendre d’une Hongroise lorsqu’on cherche une nappe aux motifs de Pâques en plein été et en utilisant surtout les mots « rabbit » et « chicken » : done !), et nous voilà de retour sur le festival pour la 2e moitié du concert de Leningrad. Un groupe de l’est qui envoie du lourd et fait rapidement sauter la foule dans tous les sens, le tout sous un soleil de plomb (meilleures amies du Sziget : bouteille d’eau et crème solaire).

Un premier concert qui se termine par une douche gracieusement offerte par le festival via des arroseurs surplombant la scène. Que du bonheur ! On enchaîne par un tour vers le magasin de goodies (T-shirt power !), puis un bucket de 2l d’un mélange qui nous file une excellente pêche pour le concert du groupe de rock hongrois Tankscapda, qui semble compter pas mal d’adeptes dans la foule à en juger par les festivaliers en délire arborant les couleurs du groupe. Un détour par un stand de pizza non loin de là (qui nous laisse un vrai goût d’amour de la cuisine dans la bouche) et on enchaine avec le grand concert de ce jour : Blink 182 !

Ayant grandi comme beaucoup d’autres avec leurs tubes dans les oreilles, inutile de dire que j’attendais beaucoup de ce concert. Et je n’ai point été déçu. Pour faire simple, un live de Blink, ce n’est pas un concert, c’est une expérience ! De celles où la seule arrivée du groupe sur scène suffit à déclencher un pogo géant sur l’ensemble de la piste (le jour où vous avez oublié de troquer vos tongs pour de vraies chaussures, bien sûr !) et à mettre les festivaliers dans un état second qui ne s’arrêtera qu’à la toute fin du concert. Entre-temps, les pogos auront continué, un pouf aura slammé tout le concert (avant de mourir en déversant ses milliers de billes de poly sur les festivaliers au gré du vent), l’un des chanteurs de Blink aura montré l’étendue de son pouvoir de persuasion et votre serviteur aura fini par faire tout le concert pieds nus (le médecin local m’a dit qu’on devrait pouvoir me sauver un pied et neuf orteils – mais mon hongrois est un peu rouillé). Bref, Blink, assurément l’un des gros concerts de ce festival.

Éreintés que nous sommes, nous passons par une case réhydratation (excellente limonade maison), puis migrons vers le dance-floor du Youtube VIP et sa playlist riche en standards auxquels il est difficile de rester insensible, même les pieds en compote. Mais le temps passe vite, il est déjà (seulement?) 3h et si l’on veut survivre à la semaine, il vaut mieux être sage et rentrer dormir. Demain, il y a du Ska-P au menu, mes amis ! Bonne nuit tout le monde !

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