
Dans un paysage musical saturé de productions lisses, Nathan Evans x SAINT PHNX frappe fort avec Happy Place , un single sorti le 9 janvier 2026 qui capture l’essence brute des racines écossaises tout en visant les stades. Ce duo inattendu, forgé dans l’amitié et les nuits blanches, transforme un appel au bonheur en un cri collectif, où la voix rauque de Nathan Evans se mêle à l’énergie rock du duo SAINT PHNX pour créer un morceau qui colle instantanément à la peau.
Happy Place
Le morceau s’ouvre sur une guitare acoustique épurée, presque folk, qui évoque les côtes brumeuses d’Écosse, avant que la batterie ne s’impose avec une puissance rock moderne, propulsant le tempo vers un refrain explosif. Les paroles, simples et directes, tournent autour de ce happy place , un refuge intérieur fait de souvenirs partagés et de connexions indéfectibles, sans verser dans le mièvre grâce à une tension sous-jacente de perte et de recherche. Le hook, répété avec une ferveur gospel, « take me to my happy place », devient un mantra fédérateur, porté par les harmonies vocales des trois hommes qui se répondent comme des frères d’armes, amplifiant l’émotion brute. La production, signée par le trio lui-même sous l’égide d’Universal, équilibre admirablement chaleur organique et dynamiques stadium, avec des chœurs qui gonflent comme une marée et des breaks instrumentaux qui laissent respirer la mélodie.
Le clip, tourné en extérieurs écossais sauvages, renforce cette urgence vitale: plans serrés sur des falaises battues par le vent, feux de camp improvisés, et des danses spontanées sous un ciel plombé qui rappellent les origines celtiques du projet. Nathan Evans, torse nu dans le froid, incarne la vulnérabilité physique du texte, tandis que les frères SAINT PHNX apportent une énergie tribale, filmée en plans larges qui donnent au tout une dimension épique. L’esthétique visuelle, brute et non retouchée, évite les effets spéciaux pour miser sur l’authenticité, faisant écho à la thématique du morceau: un bonheur trouvé dans le réel, pas dans l’illusion. Ce n’est pas qu’un single, c’est une déclaration d’intention pour leur album commun.
Nathan Evans x SAINT PHNX aujourd’hui
Nathan Evans émerge en 2021 avec sa reprise virale de Wellerman , un sea shanty qui propulse ce chanteur folk écossais de 23 ans au sommet des charts mondiaux, mêlant tradition celtique et pop accessible. Rapidement, il impose un style personnel, voix puissante et récits ancrés dans le quotidien écossais, tandis que le duo SAINT PHNX, frères originaires des Highlands, excelle dans un rock indie musclé teinté de racines folk. Leur union marque un tournant naturel, fusionnant ces univers pour un son hybride qui sent la tourbe et l’électricité.
Leur album collaboratif Angels’ Share , prévu pour 2026, représente le couronnement de cette alliance, un projet né de discussions nocturnes et d’amitiés forgées dans l’adversité. Précédé de singles comme Arabella (juin 2025), Cotton Eye Joe (septembre 2025) et Milarrochy Bay , il explore la fraternité, l’amour et la nostalgie des lieux familiers, avec une production qui élève le folk traditionnel vers des refrains taillés pour les foules. Happy Place en est le dernier extrait avant la sortie, confirmant un virage vers une ampleur rock sans perdre l’âme intimiste.
Aujourd’hui, le trio accélère le pas vers une actualité bouillonnante, avec Angels’ Share attendu dans les mois à venir chez Universal Music. Ils préparent une tournée européenne majeure dès le printemps 2026, passant par Londres (O2 Arena, 15 avril), Paris (Zénith, 22 mai), Berlin (Mercedes-Benz Arena, 10 juin) et un retour triomphal à Glasgow (Hydro, 5 juillet). Ces dates sold-out en prévente soulignent l’engouement pour ce supergroupe écossais.
Sorti de la pause post-singles, Nathan Evans x SAINT PHNX s’impose comme une force vive dans un paysage pop dominé par l’éphémère, rappelant que la vraie résonance naît des racines profondes. Leur collaboration redéfinit le folk-rock contemporain, prête à conquérir bien au-delà des frontières écossaises, avec une authenticité qui manque souvent aux productions globales.


