
Charlotte Wessels déploie avec After Us, The Flood , nouveau single extrait de son album The Obsession , une vague symphonique qui submerge l’auditeur dans les méandres de l’angoisse obsessionnelle. Ce morceau, sorti fin 2025, prolonge l’introspection brutale de son troisième opus solo, où la Néerlandaise affronte sans fard son trouble obsessionnel compulsif. Dès les premières notes, l’obsession se fait chair sonore, un tourbillon qui emporte et ne lâche plus.
After Us, The Flood
Le morceau s’ouvre sur un piano spectral, notes espacées comme des gouttes annonciatrices d’orage, avant que la voix de Wessels ne surgisse, cristalline et hantée, pour tisser un récit apocalyptique où l’eau envahit tout, métaphore viscérale des pensées intrusives qui noient l’esprit. La production signée Joost van den Broek, aux Sandlane Recording Facilities, excelle dans cette tension progressive: les orchestrations de Vikram Shankar s’élèvent en cathédrale sonore, tandis que les guitares de Timo Somers, ancien complice de Delain, injectent une urgence rock symphonique. Le refrain explose en hook imparable, avec ce « after us, the flood » répété comme un mantra exorciste, porté par des chœurs massifs qui libèrent une énergie cathartique, tempo mid-tempo autour de 120 bpm qui mime le flux inexorable d’une inondation intérieure. Les paroles, pennées par Wessels elle-même, creusent le paradoxe d’une fin du monde personnelle, où la destruction purifie: des images de villes englouties, de souvenirs balayés, évoquent un reset obsessionnel, loin des clichés metal, dans une poésie ciselée qui colle à sa plume introspective.
Le clip, réalisé par Remko Tielemans et tourné par Martijn Bastiaans, amplifie cette submersion visuelle: Wessels, stylée par Angela Kuperus dans des tenues diaphanes évoquant des fantômes aquatiques, erre dans des décors aquatiques minimalistes, forêts noyées et intérieurs inondés, props méticuleusement placés pour suggérer un chaos contrôlé. Les VFX, signés Tielemans, font jaillir des particules d’eau et des globes tourbillonnants, synchronisés aux breaks orchestraux, tandis que des plans en contre-plongée capturent la puissance vocale live, avec la batteuse Joey Marin de Boer et le pianiste Nina Van Beelen en soutien live. L’ensemble crée une ambiance immersive, entre post-apo intimiste et symphonie visuelle, où chaque cut édité par Bastiaans pulse au rythme du morceau, renforçant l’idée d’une obsession qui déborde, littéralement, les cadres. Mastering par Tony Lindgren chez Fascination Street Studios confère une clarté cristalline, faisant de ce single un pivot esthétique dans la veine de Charlotte Wessels Obsession .
Charlotte Wessels aujourd’hui
Née en 1987 à Zwolle, Charlotte Wessels émerge à dix-sept ans comme chanteuse de Delain, groupe symphonique metal fondé par Martijn Westerholt, qu’elle propulse avec des albums phares comme Lucidity en 2006 ou We Are the Others en 2012. Formée au jazz et au classique, sa voix polyvalente, alliance de puissance lyrique et de fragilité émotive, définit un son mêlant metal orchestral à des mélodies accessibles, influencé par ses racines rock progressif via Pink Floyd et In Flames. Après un passage éclair chez Phantasma en 2015, elle quitte Delain en 2021 pour un virage solo, libérée des contraintes collectives.
The Obsession , troisième album solo sorti le 20 septembre 2024 chez Napalm Records, marque un tournant décisif: premier effort studio traditionnel post-Delain, il chronique sans détour son diagnostic de trouble obsessionnel compulsif, à travers des titres comme The Exorcism, Dopamine ou The Crying Room. Wessels y fusionne ses racines symphoniques à des touches progressives, collaborant avec ex-Delain comme Timo Somers aux guitares et Joey Marin de Boer à la batterie, pour un disque personnel qui transcende le metal, salué pour sa luminosité paradoxale face aux abysses thématiques.
En ce début 2026, Wessels et son groupe The Obsession s’apprêtent à conquérir l’Europe avec l’Arcane Dimensions Tour, en première partie d’Epica et Amaranthe, série de dates en salles et stades dès février: Paris au Zénith le 12 mars, Londres à l’O2 Arena le 20 mars, Berlin au Velodrom le 5 avril, Amsterdam au Ziggo Dome le 18 avril, et bien d’autres jusqu’en mai. Cette tournée, la plus ambitieuse de sa carrière, suit une année 2025 de festivals triomphaux comme Graspop, Hellfest et Summer Breeze, consolidant son statut live.
Elle enchaînera avec des shows VIP via Soundrink, renforçant le lien direct avec les fans. Dans le paysage metal symphonique actuel, Wessels s’impose comme une figure majeure, réinventant son identité au-delà de Delain, avec une maturité qui la place aux côtés des Nightwish ou Within Temptation, tout en explorant des territoires plus intimes et modernes.


