
Hilary Duff signe un retour fracassant avec Roommates , premier single de son album luck… or something , dont la sortie le 15 janvier 2026 rompt plus d’une décennie de silence musical. Coécrit avec son mari Matthew Koma et Brian Phillips, le morceau dissèque l’usure d’un couple piégé dans une routine domestique où la passion s’efface derrière les corvées. Dès les premières mesures, Duff livre une confession brute sur la difficulté de maintenir le désir, transformant une introspection intime en un hymne mélancolique sur la longévité amoureuse.
Roommates
La production installe une atmosphère stagnante, portée par un tempo modéré qui souligne la lassitude du quotidien. Les nappes de synthétiseurs et les rythmiques électroniques feutrées évoquent une intimité qui s’étiole, tandis que la voix de Duff, désormais plus grave et texturée, porte un refrain entêtant sur le paradoxe d’une relation glissant vers l’indifférence. Le texte explore avec une précision chirurgicale l’ ego trauma , ce point de rupture où formuler un manque devient une menace pour l’équilibre de l’autre. Entre nostalgie des débuts fougueux et réalité brute des hormones post-partum, le morceau n’hésite pas à bousculer l’image policée de l’artiste, intégrant des fulgurances crues sur la solitude sexuelle au sein du foyer.
Le clip, réalisé par Matty Peacock et produit par Someday Studio, traduit cette mécanique par une esthétique du délabrement. Duff y multiplie les tentatives pour capter le regard d’un partenaire stoïque dans un décor envahi par l’humidité. La mise en scène, sublimée par la direction photo de Marz Miller, culmine lors d’une séquence cathartique où le plafond s’effondre, provoquant une inondation qui rappelle visuellement le clip de Come Clean en 2003. Cette pluie libératrice ne signe pas une rupture, mais une possible renaissance, s’achevant sur une note d’espoir au sommet d’une colline baignée de lumière. Cette fin ouverte, fruit d’un tournage méticuleux, refuse le constat du divorce pour miser sur une reconnexion poignante.
Hilary Duff aujourd’hui
Révélée au début des années 2000 par la série Lizzie McGuire , Hilary Duff s’est imposée comme une figure majeure de la pop-rock adolescente avec des succès mondiaux. Après avoir privilégié sa carrière d’actrice et sa vie de famille, elle revient aujourd’hui à ses premières amours musicales avec une maturité nouvelle, loin des formats calibrés de ses débuts.
Son précédent album, Breathe In. Breathe Out. , sorti en 2015, amorçait déjà une transition vers une pop plus personnelle. Avec luck… or something , annoncé chez Atlantic Records pour 2026, elle parachève cette mue en explorant les complexités de la vie adulte sans fard, s’affranchissant définitivement des codes de la teen pop pour embrasser une vulnérabilité assumée.
Pour accompagner ce retour, Duff prépare une série de concerts intimistes intitulée Small Rooms, Big Nerves . Ces premières scènes en tête d’affiche depuis plus de dix ans affichent déjà complet, témoignant de l’attente intacte d’un public fidèle. Ce projet préfigure une présence scénique renouvelée, portée par l’honnêteté brute de ses nouvelles compositions.
Elle se produira notamment au Webster Hall de New York le 12 février 2026, au Troubadour de Los Angeles le 18 février, avant de rejoindre Londres pour une date à la Scala le 25 mars. Dans un paysage pop souvent saturé de productions lisses, Duff impose une voix authentique et des récits ancrés dans le réel, rappelant que la longévité artistique exige autant de sincérité que de mélodies imparables.


