
Leaves’ Eyes ouvre un nouveau chapitre en 2026 avec Song Of Darkness , titre éponyme de leur EP à venir le 6 mars chez Reigning Phoenix Music. Inspiré de la Gísla saga islandaise, ce morceau déploie un drame symphonique où l’ombre et la lumière s’entremêlent, comme l’explique la chanteuse Elina Siirala: un jeu de contrastes entre mystère sombre et espoir angélique. Alexander Krull, fondateur du groupe, y voit un conte d’amour tragique sans happy end, porté par des esprits mystiques et des tourments intérieurs. Dans un paysage metal symphonique saturé, ce single affirme la vitalité créative des Allemands après deux décennies de légende nordique.
Song Of Darkness
Le morceau s’ouvre sur une grandeur orchestrale, cordes et chœurs montant en tension comme un voile de brume islandaise, avant que les riffs heavy ne percent l’atmosphère, soutenus par un tempo mid-tempo qui pulse avec une intensité viscérale. La production signée Alexander Krull au Mastersound Studio capture chaque détail: les growls rauques de Krull ancrent le récit dans une brutalité primitive, tandis que la soprano finlandaise d’Elina Siirala illumine les refrains d’une clarté éthérée, créant un contraste dramatique qui définit l’ADN symphonique metal de Leaves’ Eyes. Les paroles, imprégnées de la saga de Gísli l’Hors-la-loi, évoquent meurtres, intrigues et rêves hantés de culpabilité, où la magie païenne offre une lueur de rédemption au milieu du chaos. Le hook du refrain, avec ses mélodies folk entrelacées à des harmonies massives, marque par sa puissance mémorisable, un appel à l’endurance face à l’obscurité qui résonne comme un hymne viking moderne.
Le clip renforce cette immersion: images épiques de paysages nordiques enneigés, silhouettes spectrales et combats mythiques se succèdent en synchronie parfaite avec la musique, amplifiant le sentiment de saga cinématographique. Les transitions dynamiques, entre plans sombres et éclats lumineux, mirrorent les oppositions lyriques, avec Siirala en figure centrale, guerrière éthérée au milieu de la tempête sonore. L’instrumentation, enrichie de guitares incisives par Florian Ewert et Luc Gebhardt, basse profonde de Dominik Prykiel et batterie session de Nils Kreul, culmine dans un pont orchestral dévastateur, libérant une énergie cathartique. Ce n’est pas qu’un single, c’est une porte d’entrée vers l’EP, où chaque note respire l’expérience live, prête à enflammer les salles.
Leaves’ Eyes aujourd’hui
Formé en 2003 par Alexander Krull, ex-chanteur d’Atrocity, Leaves’ Eyes émerge dans le sillage du symphonic metal avec une esthétique nordique marquée, mêlant power metal, éléments vikings et opéra rock. Le groupe, basé en Allemagne, s’impose vite par ses narrations mythologiques et ses duels vocaux entre growls masculins et sopranos féminines, forgeant un son immersif qui transcende les frontières du genre. Après des passages de frontwomen comme Liv Kristine ou Carmen Elise Espenæs, Elina Siirala prend les rênes en 2016, injectant une précision classique à cette furie métallique.
Le dernier album studio, Myths of Fate sorti en 2024, représentait une consolidation magistrale de leur univers, explorant légendes antiques avec une production plus aérée et des orchestrations grandioses. Ce disque confirmait Leaves’ Eyes au sommet du symphonic metal, équilibrant fureur riffée et émotion lyrique, tout en élargissant leurs horizons conceptuels vers des thèmes intemporels de destin et de bravoure. L’EP Song Of Darkness , enregistré au Mastersound Studio, prolonge cette lancée en affinant les contrastes orchestraux et métalliques, avec une tracklist resserrée: Song Of Darkness, Hall Of The Brave, Until The Last Day et Roots Eternal, comme autant de chapitres d’une épopée en miniature.
En ce début 2026, Leaves’ Eyes s’apprête à défendre l’EP sur scène avec la Song Of Darkness Tour , une série de dates européennes et britanniques en mars, accompagnés de Catalyst Crime. Le coup d’envoi sera donné le 5 mars au Bibelot de Dordrecht aux Pays-Bas, suivi de Zaandam au Podium De Flux le 6, Übach-Palenberg à la Rockfabrik le 7 en Allemagne, Karlsruhe à Die Stadtmitte le 8, Kortrijk au DVG Club en Belgique le 12, Enschede à la Metropool le 13, Great Yarmouth pour le HRH Spring Break 3 le 14 au Royaume-Uni, et London à The Underworld Camden le 15. Une extension asiatique suivra en avril avec Atrocity: dates chinoises en attente de confirmation les 2, 3 et 4, puis Osaka à l’Umeda Bangboo le 5 et Tokyo à Hatsudai Doors le 6.
Leaves’ Eyes incarne aujourd’hui une force vive du symphonic metal, où tradition païenne et innovation cohabitent avec une maîtrise rare. À l’aube de leur troisième décennie, ils préparent sans doute un album complet dans la foulée de cet EP, maintenant leur place de pionniers auprès de formations comme Nightwish ou Epica, tout en préservant une identité résolument narrative et spectaculaire.


