
Feuerschwanz dévoile le clip de Name Der Rose , ballade médiévale tirée de son album Knightclub . Inspirée du roman d’Umberto Eco, la composition mêle folk mélancolique et guitares massives pour raconter une histoire d’amour interdite entre un moine et une jeune paysanne au cœur d’un monastère. Le groupe allemand poursuit sa transformation vers un metal plus mature, loin de ses débuts folk-humoristiques.
Name Der Rose
La production de Simon Michael Schmitt grave dans le morceau une tension constante entre deux univers sonores. Les premières mesures s’ouvrent sur des flûtes délicates qui évoquent l’atmosphère cloîtrée du roman, tandis que les guitares saturées émergent progressivement, créant un contraste dramatique. Le mixage privilégie la clarté vocale du chanteur Ben Metzner, dont la diction allemande porte le poids émotionnel du récit. Les arrangements alternent passages acoustiques intimistes et assauts metal puissants, refusant la facilité d’une simple juxtaposition. Jacob Hansen a masterisé le titre avec une dynamique préservée, évitant la compression excessive qui aurait écrasé la nuance des arrangements.
Le clip, réalisé par Svenja et Ben Metzner, transpose l’intrigue littéraire dans une esthétique gothique minimaliste. Les images privilégient l’atmosphère cloîtrée: murs de pierre, lumière rasante, silhouettes en contre-jour. La mise en scène souligne le conflit entre désir charnel et culpabilité religieuse sans tomber dans le mélodrame. Les textures visuelles, pierre brute, tissus lourds, ombres, renforcent l’oppression morale au cœur du récit. Chaque plan respire une certaine austérité, fidèle à l’esprit du roman d’Eco où la beauté naît de la restriction.
Feuerschwanz en 2026
Depuis la sortie de Knightclub , Feuerschwanz a consolidé son virage metal amorcé ces dernières années. Le groupe a renouvelé son identité visuelle, nouveau logo, abandon de l’ancienne mascotte Mieze, pour refléter une maturité artistique accrue. Cette transformation n’est pas cosmétique: elle accompagne un changement de répertoire où les influences fantasy et historiques remplacent progressivement l’humour décalé des débuts. Ben Metzner et ses compagnons ont explicitement choisi de chanter davantage en anglais pour toucher un public européen plus large, tout en préservant des titres en allemand comme Name Der Rose qui exigent cette langue pour leur portée émotionnelle.
Knightclub confirme cette direction: chaque morceau puise dans la littérature, la mythologie ou l’histoire médiévale. Name Der Rose côtoie des compositions inspirées par Tolkien, Goethe ou les légendes celtiques. Le groupe a même participé à l’Eurovision avec Knightclub , titre-phare du disque, preuve que cette ambition de conquête scénique dépasse les frontières germaniques. La production générale, confiée à Simon Michael Schmitt, affiche une densité et une sophistication absentes des albums précédents.
La tournée Knightclub 2026 débute en mars et traverse l’Europe en profondeur. Feuerschwanz jouera à Paris (Élysée Montmartre, 22 mars), Wiesbaden (Schlachthof, 14 mars), Hambourg (Docks, 19 mars), Vienne (Gasometer, 26 mars) et Dresde (Alter Schlachthof, 27 mars), avant de s’envoler pour l’Amérique latine en avril. Ces dates confirment l’appétit du groupe pour les salles de taille moyenne, étape logique vers les plus grandes venues. Name Der Rose et ses compagnons de disque seront au cœur de ce périple, offrant aux spectateurs une plongée dans un univers metal-médiéval où la littérature rencontre la puissance brute.


