Opium du Peuple frappe fort avec Aux confins du Metalverse
Opium du Peuple frappe fort avec Aux confins du Metalverse

Opium du Peuple frappe fort avec Aux confins du Metalverse

Les riffs grondent, les amplis saturent et la variété française prend un sérieux coup de métal. Avec Aux confins du Metalverse, sorti le 27 février 2026, Opium du Peuple revient avec un nouvel album aussi déjanté qu’efficace. Le principe reste immuable : transformer des tubes populaires en décharges d’énergie heavy et punk, le tout avec un sens aigu du spectacle et de la parodie.

Depuis près de vingt ans, le groupe s’est taillé une place à part dans le paysage musical français. Sa spécialité ? Prendre des chansons que tout le monde connaît et les passer dans un broyeur métal. Sur ce septième album, la recette est toujours la même — et elle fonctionne encore. Douze morceaux, un peu plus de trente minutes, et une avalanche de guitares qui dynamitent la pop francophone.

La sélection des titres est aussi inattendue que jubilatoire. On retrouve notamment “L’aventurier”, popularisé par Indochine, qui devient ici un hymne heavy taillé pour la scène. Le groupe revisite également “La Boulette” de Diam’s, transformée en brûlot punk survolté, ainsi que “Tous les mêmes” de Stromae, propulsé dans un déluge de guitares. Autre moment fort de l’album : la relecture spectaculaire de “Je suis malade”, le classique de Serge Lama, qui prend ici une dimension presque épique.

L’album aligne également d’autres reprises inattendues comme “La Carioca”, “Je dis aime”, “La fille du coupeur de joints”, “Bang Bang” ou encore “Le dernier jour du disco”, preuve que rien ne résiste au traitement metal d’Opium du Peuple.

Mais derrière la blague assumée, le groupe ne se contente pas de faire du second degré. Les arrangements sont solides, l’énergie est constante et l’esprit punk transpire dans chaque morceau. Sur scène comme sur disque, Opium du Peuple joue à fond la carte de la démesure.

Avec Aux confins du Metalverse, le groupe prouve une nouvelle fois que la variété française peut devenir un terrain de jeu explosif pour le métal — et que même les tubes les plus sages peuvent se transformer en machines à headbanger.

Opium du Peuple frappe fort avec Aux confins du Metalverse