Photo de couverture de Mourir - Wolverine
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MOURIR dévoile « Aux Inutiles », ultime éclat avant Nous, le Venin

Photo de couverture de Mourir - Wolverine

Artiste : Mourir

Genre musical : Metal, Rock

Mourir ne temporise plus. Une semaine avant de livrer son deuxième album, Nous, le Venin , à paraître chez Pelagic Records, le quatuor toulousain lâche Aux Inutiles. Ce troisième et dernier extrait s’accompagne d’un clip étouffant qui prolonge la tension de ses récentes prestations scéniques au Hellfest et au Rock In Bourlon.

Aux Inutiles

Photo de l'artiste Mourir - Wolverine

Plus frontal, plus rapide et plus intense que les précédents singles, ce nouveau titre condense la facette la plus abrasive de l’écriture du groupe. La formation part d’un socle black metal qu’elle densifie par des textures bruitistes , des décharges proches du screamo et des lourdeurs doom , bâtissant un morceau pensé comme un bloc de frustration pure.

Dans ce paysage sonore saturé, la voix se fait larsen intérieur, tour à tour criée et engloutie par le mix. Tout est construit pour que l’auditeur ressente l’urgence: accélérations sèches, riffs qui se dérobent et ruptures de dynamique qui esquissent autant de chutes émotionnelles. La composition joue sur l’épuisement, jusqu’à laisser parfois une respiration plus lente, vite recouverte par une nouvelle vague de saturation.

Le texte s’affiche comme un hommage aux laissés-pour-compte, celles et ceux que la modernité rejette dans l’ombre: malades, dépressifs, êtres trop lucides. Le morceau met en scène une dépréciation de soi qui finit par consumer, décrivant une dépression propre à un Occident désabusé, coincé entre surabondance de discours et raréfaction de l’émotion sincère. Ici, la musique ne vient pas illustrer le propos, elle en est le prolongement nerveux, comme si chaque dissonance incarnait ce décalage radical au monde.

Mourir aujourd’hui

Photo de l'artiste Mourir - Wolverine

Mourir s’est construit dans les marges de la scène extrême française. Né d’un projet solo baptisé Vermine lancé à Toulouse en 2016 par Olivier Lolmède, alors bassiste de Plebeian Grandstand, le projet a ensuite muté en quatuor. La démo Animal Bouffe Animal en 2020 puis le premier album Disgrâce en 2022 ont posé les bases d’une esthétique rugueuse, éprouvée lors de tournées françaises aux côtés de formations comme Fange ou Imperial Triumphant.

Le groupe a affiné son langage avec l’EP expérimental Insolence , enregistré après un changement de personnel marqué par l’arrivée du guitariste Théophile Antolinos, également membre de BRUIT ≤. Cette intégration et une nouvelle série de dates en France et en Belgique ont confirmé la place singulière de cette formation dans le paysage extrême contemporain, entre exigence formelle et rage frontale. Reste à voir jusqu’où ce laboratoire noir pourra désormais repousser ses propres limites.