
Megan Moroney débarque avec Wish I Didn’t, un single qui pose ses conditions avant même que son troisième album ne sorte. Trois semaines avant la parution de Cloud 9 le 20 février, la chanteuse country livre un morceau où elle mélange menace douce et humour décapant, transformant une mise en garde amoureuse en hymne de confiance en soi. Le clip, réalisé par Lauren Dunn, pousse la métaphore jusqu’à l’absurde en convoquant l’univers des espions mariés, avec Dylan Efron en guest star.
Wish I Didn’t
Wish I Didn’t fonctionne sur un paradoxe savoureux: Moroney chante son attirance tout en énumérant les raisons de s’en méfier. Elle énonce les faits bruts, graveyard of girls before me, puis balance le refrain comme un ultimatum tendre. La production épouse cette dualité, oscillant entre légèreté pop et assurance country. Le hook don’t make me wish I didn’t s’installe immédiatement, répété avec une insistance qui rappelle les meilleures formules de Sabrina Carpenter. Les paroles, écrites avec Emily Weisband, Hillary Lindsey et Luke Laird, jouent sur les contrastes: Stone cold killers have guns, but I’ve got songs devient la ligne de démarcation, celle où Moroney affirme que sa puissance réside ailleurs, dans la capacité à immortaliser la trahison en musique. C’est à la fois une menace et une déclaration d’indépendance.
Le clip, lui, abandonne toute subtilité pour un pastiche de Mr & Mrs Smith où Moroney et Efron jouent un couple d’espions qui s’ignorent mutuellement avant de se découvrir au supermarché, puis de se battre à table. La direction artistique de Cece Dawson transforme le morceau en comédie d’action où les enjeux amoureux deviennent littéralement des enjeux de survie. Les teintes chaudes, la mise en scène épurée et les costumes élégants créent une atmosphère rétro-chic qui contraste avec le chaos de la scène finale. Le cliffhanger final, où un tiers menace le couple, laisse entendre que d’autres singles de Cloud 9 continueront cette narration. C’est une approche narrative ambitieuse pour un album country, qui transforme chaque single en chapitre d’une histoire plus large.
Megan Moroney aujourd’hui
Megan Moroney a émergé comme l’une des figures montantes de la country pop, construisant sa trajectoire sur des albums à succès et une présence live impressionnante. Originaire du Tennessee, elle s’est imposée par son approche directe des relations amoureuses et son talent pour les hooks mémorables. Ses deux premiers albums lui ont permis d’accumuler des millions de streams et de remplir les salles à travers les États-Unis, établissant une base de fans fidèles qui scrutent chaque nouvelle sortie.
Son dernier projet en date, avant Cloud 9 , a consolidé sa position dans le paysage country contemporain. Avec ce nouvel album qui arrive le 20 février, Moroney affirme vouloir explorer des expériences honnêtes et personnelles écrites par la version la plus forte et la plus confiante d’elle-même. Elle a d’ailleurs teasé un autre morceau de l’album, Who Hurt You?, qu’elle décrit comme une réponse définitive à toutes les questions sur sa vie privée, notamment les rumeurs de romance avec le chanteur Riley Green. Cette approche, où elle verrouille les interprétations par des paroles explicites, montre une artiste qui reprend le contrôle du récit autour de sa personne.
Cloud 9 marque un tournant esthétique et thématique pour Moroney. Elle y explore une confiance nouvelle, loin des doutes ou des fragilités qui pouvaient caractériser ses travaux antérieurs. Wish I Didn’t en est le parfait ambassadeur: un morceau où elle ne supplie pas, ne pleure pas, mais pose ses conditions avec une légèreté qui rend la menace encore plus efficace. Le single précédent, Beautiful Things, avait déjà établi ce ton de certitude tranquille. Avec ce nouvel album, Moroney semble prête à occuper un espace plus large dans la country, celui des auteurs-compositeurs qui refusent de se laisser dicter leur narration.
Sur le plan des dates de concert, Moroney poursuit une tournée active qui la maintient en contact direct avec son public. Son calendrier 2026 confirme sa présence sur les grandes scènes country, renforçant sa position d’artiste incontournable de sa génération. Cloud 9 arrive à un moment où elle dispose de tous les outils pour consolider son statut: une fanbase engagée, une production de qualité, et une confiance artistique palpable. Wish I Didn’t n’est que le premier acte d’une histoire que Moroney contrôle entièrement.


