Metric dévoile Victim of Luck, extrait de Romanticize the Dive
Metric dévoile Victim of Luck, extrait de Romanticize the Dive

Metric dévoile Victim of Luck, extrait de Romanticize the Dive

Metric dévoile Victim of Luck, extrait de Romanticize the Dive

Artiste : Metric

Metric publie le clip de Victim of Luck, premier extrait de son dixième album Romanticize the Dive attendu pour le 24 avril. Réalisée par Fezz et Chess, la vidéo entremêle archives inédites et séquences récentes pour retracer la trajectoire du groupe torontois.

Victim of Luck

La production de Victim of Luck marque les retrouvailles de Metric avec Gavin Brown, collaborateur historique sur Fantasies et Synthetica . Jimmy Shaw et Liam O’Neil assurent la co-production, tandis que John O’Mahoney signe le mixage. Enregistré aux Electric Lady Studios à New York, berceau de la formation lors de l’explosion indie des années 2000, le morceau trouve l’équilibre entre tension et mélodie. Une section rythmique dense, des synthétiseurs vaporeux et des percussions sèches portent la voix d’Emily Haines. Le tempo, calé à 120 BPM, soutient un arrangement en crescendo où les guitares saturées dialoguent avec des textures électroniques subtiles, évoquant le chaos créatif des débuts sans céder à la nostalgie. Les paroles, portées par une intensité contenue, explorent la vulnérabilité liée au succès: I was a starving artist but I was fearless / Now I don’t know what we are, frightened of heights we knew. Ce refrain entêtant culmine sur un cri libérateur: never better baby, am I a victim of luck?.

Le clip, dirigé par Fezz et Chess (@aspectratiolabs), s’appuie sur les images de Wendy Morgan, Drew Malamud et du photographe Cobrasnake (Mark Hunter). Le montage superpose des archives de tournées, vans fatigués, loges enfumées et clubs bondés, à des séquences actuelles. Ces nouveaux rushs montrent Metric aux côtés de Cobrasnake, figure de l’indie sleaze qui a immortalisé leurs premiers pas à Los Angeles. L’esthétique granuleuse, dominée par le noir et blanc, souligne le passage du temps: mascara qui coule et miroirs brisés symbolisent le lâcher-prise. La narration visuelle épouse le texte, du compte à rebours initial à l’affirmation finale de liberté, reliant le passé brut à un présent accompli en un manifeste visuel poignant.

Metric en 2026

Formé à Toronto à la fin des années 90, Metric célèbre trois décennies de carrière avec ce dixième opus, succédant à des classiques tels que Live It Out (2005) et Grow Up and Blow Away (2001). Emily Haines, Jimmy Shaw, Joshua Winstead et Joules Scott-Key ont exploré l’indie rock, l’électro-pop et le post-punk sans jamais transiger sur leur identité. Ces dernières années, les membres ont multiplié les projets parallèles, notamment Haines avec Broken Social Scene, tout en affinant un son hybride puisant dans leurs racines new-yorkaises.

Romanticize the Dive , publié chez Thirty Tigers, explore la beauté d’une existence imparfaite. Il s’agit de se libérer de la vanité, c’est un cri de ralliement pour vivre sans masque, explique Emily Haines. Le disque revisite l’ambition et l’identité à travers le prisme de l’expérience, témoignant d’une longévité rare dans l’industrie. La production, dense et contemporaine, réactive l’urgence des débuts sans artifices, privilégiant la force des liens humains.

Metric entame la tournée nord-américaine All The Feelings aux côtés de Broken Social Scene et Stars. Le groupe se produira au Masonic de San Francisco le 21 juin, au Greek Theatre de Los Angeles le 16 juin, au Brooklyn Paramount de New York le 30 juillet, à l’Anthem de Washington le 1er août et au RBC Amphitheatre de Toronto le 7 août.

Clip vidéo Victim of luck de Metric