
Kula Shaker dévoile le clip de Wormslayer , morceau-titre qui clôture leur huitième album studio paru le 30 janvier 2026. Ce single de sept minutes et demie fusionne raga indien et rock psychédélique, porté par des paroles de Crispian Mills invoquant Sri Rama.
Wormslayer
Le morceau Wormslayer déploie une production dense où les incantations raga glissent vers un final heavy propice au headbanging. Composé par le quatuor originel, Crispian Mills, Alonza Bevan, Jay Darlington et Paul Winter-Hart, l’arrangement sature l’espace de textures psychédéliques héritées des années 1960, rappelant les expérimentations orientales de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band . Le mixage souligne la montée en puissance des guitares, passant d’un tempo méditatif à 70 BPM à une accélération frénétique soutenue par des harmonies vocales incantatoires. Cette fusion de mysticisme et de rock tendu rend un hommage explicite aux pérégrinations indiennes des Beatles. Les paroles invoquent les figures mythiques de Gog et Magog pour illustrer un réveil spirituel symbolisé par le ver qui se retourne. Le titre culmine sur le cri triomphal Sri Rama! Jaya Rama!, au sein d’une texture sonore riche et orchestrée qui renoue avec l’audace des débuts du groupe.
La vidéo officielle adopte une esthétique bollywoodienne fantastique, prolongeant l’imagerie de la pochette d’album conçue comme une affiche de film épique. Le récit met en scène une quête mythique où le Wormslayer affronte des forces cosmiques au milieu de séquences rituelles et de plans kaléidoscopiques. Le montage synchronise les crescendos musicaux avec des explosions de couleurs saturées et des chorégraphies tribales stylisées. Les membres du groupe y incarnent des figures archétypales naviguant dans un univers oscillant entre chaos et transcendance. Le clip capture l’énergie scénique d’une formation capable de jouer deux fois à Glastonbury le même week-end, confirmant leur statut d’explorateurs intrépides du rock britannique.
Kula Shaker en 2026
Formé dans les années 1990, Kula Shaker a marqué l’ère Britpop en y injectant du psychédélisme et des sonorités indiennes, s’assurant une base de fans indéfectible. Le line-up originel reste inchangé: Crispian Mills, Alonza Bevan, Jay Darlington et Paul Winter-Hart poursuivent leur aventure créative après trois décennies de complicité. Propulsés par le succès fulgurant de leur premier album et leur passage historique à Knebworth en ouverture d’Oasis, ils maintiennent une exigence constante, illustrée par la sortie de Natural Magik en 2024.
Leur huitième opus, Wormslayer (Strange F. O. L. K. LLP), déploie onze pistes sur 46 minutes. On y retrouve Lucky Number , le groove R&B de Good Money , la noirceur de Charge of the Light Brigade ou encore le dylanien Broke As Folk . La direction artistique demeure fidèle à leur univers: mysticisme, riffs puissants et folk luxuriant. Sorti le 30 janvier, le disque confirme leur audace, alternant entre crooning sensuel et assauts électriques en quête des confins du rock.
Le groupe entame une tournée en février 2026: Glasgow le 11 (Old Fruitmarket), Manchester le 12 (O2 Ritz) et Londres le 13 (Islington Assembly Hall). Kula Shaker passera également par Berlin le 2 mars et Paris, au Café de la Danse, le 26 février. Plusieurs dates britanniques affichent déjà complet.


