
MUNA publie le clip de Dancing On The Wall ce 29 janvier, titre éponyme de leur nouvel album attendu le 8 mai chez Saddest Factory Records. Naomi McPherson signe la production de ce single où Katie Gavin explore les méandres d’un amour toxique sur une trame synthpop euphorique.
Dancing On The Wall
Naomi McPherson façonne ici une texture synthpop massive, imprégnée d’une nostalgie des années 80. Une ligne de basse élastique et une rythmique pulsante portent les arrangements du trio. Mixé par Dan Grech-Marguerat aux studios FiveOneNine de Londres, le titre gagne en relief: le chant de Katie Gavin évolue d’une vulnérabilité introspective vers un refrain cathartique. L’ingénierie vocale, également assurée par McPherson, saisit une intensité rare, complétée par les guitares subtilement saturées de Josette Maskin. Enregistré aux Top Secret Studios de Los Angeles, le morceau s’articule autour de 120 BPM. Les chœurs, arrangés avec Lou Roy, insufflent une euphorie queer vibrante. Le texte illustre un cycle toxique, You’re the wall that I keep banging my head against, métaphore d’une relation où douleur et plaisir s’entremêlent. Katie Gavin y retrouve l’urgence émotionnelle de leur album de 2022, soutenue par la programmation additionnelle de Grech-Marguerat.
Justin Moran assure la direction créative de ce clip réalisé par Dante Capone, avec Chance Grey à la photographie. L’esthétique conjugue glamour rétro et tension psychologique: les trois membres du groupe dansent littéralement sur des murs, illustrant les barrières émotionnelles évoquées dans le texte. Les décors minimalistes de Ryan Brennan soulignent la chorégraphie de Kelsey Guy, où les corps semblent évoluer en apesanteur. Le stylisme de Max Weinstein, entre robes de soirée et motifs graphiques, s’accorde au maquillage d’Amber D et aux coiffures d’Antoine Martinez pour créer une aura presque surnaturelle. La narration visuelle suit le fil des paroles: fantasmes d’un samedi soir, excuses de dernière minute et un pont musical où l’horloge sonne minuit, transformant le conte de fées en cauchemar lucide. Produit par Bec Miller et Jovita Lee, le film bénéficie de l’éclairage dramatique de Declan Adams. L’ensemble saisit l’essence du titre: une danse sur le fil du rasoir émotionnel.
MUNA en 2026
Le trio composé de Katie Gavin, Josette Maskin et Naomi McPherson revient après le succès de leur album éponyme en 2022, pilier d’une pop queer incandescente. Depuis About U en 2017, le groupe a affirmé sa maturité à travers des performances scéniques remarquées et des collaborations prestigieuses. Le label Saddest Factory Records soutient cette nouvelle étape de leur carrière.
L’album Dancing On The Wall , attendu pour le 8 mai, explore les thèmes du risque, du désir et de la transformation. Le morceau-titre définit l’ambition du projet: une pop audacieuse qui affronte l’obsession amoureuse avec des textures sonores denses. MUNA y affine sa signature, naviguant entre euphorie libératrice et introspection brute.
Le groupe entamera une tournée internationale début 2026. Ils se produiront à Badalona (Estraperlo – Club del Ritme) le 20 février et à Nantes (Warehouse) le 13 mars. Aux États-Unis, des concerts sont prévus au Shrine Expo Hall de Los Angeles le 8 mai, ainsi qu’au Music Hall of Williamsburg à Brooklyn les 17 et 18 mai.


