Deux ans après des débuts salués par les amateurs de rock mélodique, Generation Radio revient avec Take Two, un album qui s’inscrit dans la continuité esthétique du premier opus tout en affirmant une identité plus aboutie. À la croisée du rock AOR, du West Coast et d’une élégance typiquement Nashville, le groupe poursuit son exploration d’un son à la fois nostalgique et résolument contemporain.
Derrière le projet, deux figures majeures de la scène américaine : Jay DeMarcus, membre fondateur de Rascal Flatts, et Jason Scheff, ancien pilier de Chicago. À eux deux, ils cumulent plusieurs décennies d’expérience dans la production de hits radiophoniques et dans l’art des harmonies vocales sophistiquées. Cette expertise irrigue Take Two de bout en bout : arrangements soignés, refrains fédérateurs, sens aigu de la dynamique et de la mélodie.
Un changement stratégique derrière les fûts

L’évolution majeure de ce second chapitre tient à l’arrivée de Steve Ferrone à la batterie. Connu pour son travail avec Tom Petty and the Heartbreakers et Average White Band, le batteur britannique apporte une assise rythmique d’une précision redoutable et un groove organique qui densifie l’ensemble. Il remplace Deen Castronovo, retourné au sein de Journey en tant que membre à part entière.

Autour du noyau fondateur, Tom Yankton et Chris Rodriguez complètent la formation. Leurs guitares limpides et complémentaires, alliées à un travail vocal particulièrement léché, renforcent l’identité West Coast du projet. L’ensemble évoque par instants l’âge d’or du rock FM, sans jamais verser dans la simple reconstitution.
Entre héritage et modernité
Avec Take Two, Generation Radio assume pleinement ses influences – de l’AOR des années 1980 aux grandes heures du soft rock californien – tout en les actualisant par une production ample et contemporaine. La « Nashville touch » se manifeste dans la clarté des arrangements, la chaleur des guitares et la précision des chœurs, signature évidente de l’expérience de DeMarcus.
Plus dense, plus maîtrisé et sans doute plus ambitieux que son prédécesseur, ce nouvel album confirme que Generation Radio n’est pas un simple projet parallèle de musiciens chevronnés, mais bien un collectif cohérent, animé par une vision artistique claire. Take Two s’impose ainsi comme une nouvelle référence pour les amateurs de rock mélodique sophistiqué, à la fois intemporel et solidement ancré dans son époque.


