
Matmatah, figure incontournable du rock brestois, signe un retour inattendu avec L’Embardée , un double album de vingt reprises paru le 24 avril 2026 chez Upton Park. Après avoir célébré ses trente ans de carrière et revisité son propre répertoire, le quatuor renoue avec l’énergie brute de ses débuts dans les clubs pour s’approprier des classiques, de la chanson française au rock international.
L’Embardée

Ce projet foisonnant traverse les époques, du XVIIIe au XXIe siècle, et explore dix langues européennes en un hommage vibrant à la diversité culturelle du continent. Le tracklisting, volontairement éclectique, mêle Pour moi la vie va commencer de Jean-Jacques Debout, Tombé pour la France d’Étienne Daho, illustré par un clip percutant, Love Will Tear Us Apart de Joy Division ou encore The Winner Takes It All d’ABBA. L’ensemble gagne en relief grâce à des invités de marque: Fanny Gillard sur Eisbär et Putain putain , Morgane Mercier pour l’étrange ballade folk Alison Gross , Patrick Marie sur le traditionnel breton Ar miliner , et Kevin Camus au uilleann pipe sur le titre d’ABBA. Produit par les membres fondateurs Tristan Nihouarn, Eric Digaire, Benoît Fournier et Léopold Riou, cet ovni sonore bouscule les codes punk et rock du groupe. Matmatah s’approprie avec audace des univers opposés, du fado portugais O que faz falta de José Afonso aux poèmes mis en musique de Federico García Lorca.

Matmatah aujourd’hui
Formé en 1995 à Brest, Matmatah a marqué les esprits dès 1998 avec La Ouache! et ses hymnes Lambé An Dro ou Emma . Après une pause entamée en 2008, le groupe a réussi son retour en 2017 avec Plates coutures . Depuis, entre tournées intenses et prestations remarquées en festival, la formation bretonne ne cesse de se réinventer. En 2026, une programmation estivale chargée les attend, du Festival Moissons Rock le 16 mai jusqu’à l’Accor Arena de Paris le 11 octobre. Quelle nouvelle direction cette machine à tubes nous réserve-t-elle?


