
Confess ne se contente plus de suivre les traces du hard rock scandinave, il impose désormais sa propre morgue. Avec Wicked Temptations , premier assaut d’un album intitulé Metalmorphosis attendu pour le 15 mai 2026, le quatuor suédois livre une vision du heavy metal où la morsure l’emporte sur la mélodie. Dans un paysage saturé de productions lisses, ce titre frappe par son urgence et sa faim de danger, agissant comme un appel brutal à libérer les pulsions les plus enfouies.
Wicked Temptations
Le riff d’ouverture, ciselé par Ludwig Nordlander et Asser Hakala, impose une tension immédiate avec une cadence de 140 bpm qui martèle les tempes comme une obsession nocturne. Les paroles dessinent le portrait d’un narrateur en rupture de ban, cherchant dans l’excès une forme de vérité brute, loin des inhibitions sociales. Le morceau bascule lors d’un refrain imparable, Wicked Temptations , où la voix de John Elliot se libère dans un cri animal (I take what I want, Wicked temptations, Feed the devil in me, The wolf is alive). La production, fidèle aux standards de Frontiers Music, souligne cette agressivité par des guitares aux harmonies acérées et une section rythmique, tenue par Lucky à la basse et Samuel Samael à la batterie, qui ne laisse aucun répit à l’auditeur.
Le clip traduit visuellement cette perte de contrôle à travers des images de littoraux baignés d’une lumière orangée, évoquant moins la sérénité que la chute imminente. Entre les verres dérobés et les regards fiévreux, le groupe explore le paradoxe du risque, celui que l’on savoure tout en ayant conscience de sa propre folie (Am I crazy? I like the taste of danger). La structure du morceau monte en puissance jusqu’à un final aux accents presque orchestraux, laissant le spectateur face à ses propres démons, essoufflé par cette course effrénée vers l’abîme. Ce n’est pas seulement un titre efficace, c’est une dissection de la pulsion humaine servie par une instrumentation qui hurle comme une meute en chasse.
Confess aujourd’hui
Apparu sur la scène suédoise au début des années 2010, Confess a rapidement dépassé le stade du simple hommage au hard rock des années 80 pour forger une identité plus massive et moderne. Porté par le charisme de John Elliot, le groupe a su construire un son taillé pour les grandes scènes, mêlant riffs massifs et sens inné du refrain fédérateur dans une esthétique visuelle sombre.
Avant ce nouveau projet, leur discographie avait déjà marqué un tournant avec des compositions plus ambitieuses, confirmant une maîtrise technique irréprochable. Publié chez Frontiers Music Srl, cet opus explore des thèmes de transformation intérieure à travers dix pistes nerveuses comme Colorvision ou Plague Of Steel.
L’année 2026 s’annonce décisive pour le quintet qui prépare activement une tournée européenne estivale. Le groupe, fort de son line-up stable composé de John Elliot au chant, Samuel Samael à la batterie, Ludwig Nordlander, Asser Hakala aux guitares et Lucky à la basse, peaufine actuellement un spectacle que l’on annonce explosif. Cette dynamique confirme leur place parmi les piliers montants du metal mélodique, capables de régénérer le genre sans jamais en trahir les racines.
Ils seront en concert le 20 juin à Stockholm au Fryshuset Arenan, puis à Göteborg le 25 juin au Partille Arena, avant de rejoindre les scènes de Londres et Paris en juillet. Cette actualité fiévreuse positionne Confess comme une formation incontournable pour les amateurs de riffs assassins et de voix capables de percer l’âme, confirmant que leur métamorphose sonore est aussi nécessaire qu’aboutie.


