
Jasmine Thompson publie la vidéo live de Try To Wait ce 1er février 2026, un titre né de l’épreuve du deuil et des soins de fin de vie. Co-écrit et produit avec David Staniforth, le morceau trouve son origine dans le diagnostic de son père et s’est achevé dix-huit mois après sa disparition.
Try To Wait
David Staniforth signe une production acoustique dépouillée, centrée sur le piano de Jake Edwards-Wood. La batterie, tenue par Staniforth lui-même, impose une pulsation discrète à 70 BPM qui soutient le timbre de Thompson sans jamais l’occulter. Charlie Morton à la guitare et Charlie Thornton à la basse apportent une chaleur organique à l’ensemble, tandis que le mixage de Tim Baxter préserve une clarté exemplaire. L’arrangement laisse respirer les silences, soulignant la précision d’un texte introspectif entamé au chevet de son père. Cette économie de moyens évoque les ballades de Bon Iver, où la technique s’efface derrière la narration.
Réalisée par Charlie Thornton, cette vidéo live privilégie un cadre intimiste, dépouillé de tout artifice pour se concentrer sur l’interprétation. Les plans serrés captent la vulnérabilité de l’artiste, des regards fuyants aux légers tremblements des mains. L’esthétique brute assume les imperfections vocales, renforçant l’authenticité d’une captation qui semble figer le temps. En évitant les ressorts narratifs classiques, Thornton transforme ce huis clos en un espace de recueillement, faisant écho à la genèse fragmentée de la chanson.
Jasmine Thompson en 2026
Révélée à 13 ans par ses reprises sur YouTube, Jasmine Thompson a progressivement délaissé la pop virale pour une écriture plus personnelle. Si l’EP Wonderland (2017) explorait les relations adolescentes et Colour la santé mentale, l’artiste confirme en 2026 un virage introspectif définitif, s’éloignant des productions électro qui ont marqué ses collaborations passées, notamment avec Zedd sur le titre Funny.
Try To Wait marque une étape de maturité, transformant le deuil familial en une œuvre thérapeutique. Sans album annoncé pour l’instant, ce single confirme une orientation acoustique où la voix aérienne de Thompson gagne en profondeur. Ce travail de maturation, étalé sur un an et demi, élève son répertoire vers une pop-folk habitée et sincère.


