
Mylène Farmer publie le clip audio de C’est à qui le tour. Ce premier single annonce son treizième album studio, attendu pour l’automne. La vidéo officielle met en avant le morceau, marquant une étape décisive avant la sortie du disque, avec une attention particulière portée à l’esthétique visuelle.
C’est à qui le tour
Sur le plan musical, C’est à qui le tour confirme la trajectoire électronique entamée par Mylène Farmer, tout en resserrant l’écriture autour d’une forme plus directe. Le morceau est crédité à un quatuor de compositeurs: DJ Lewis, Philip Böllhoff, Ana Zimmer et Ragio. Mylène Farmer signe le texte, fidèle à sa méthode de travail consistant à confier la base instrumentale à des producteurs spécialisés dans la pop synthétique. La production repose sur un socle rythmique appuyé, proche d’une électro-pop à tempo moyen, privilégiant des batteries programmées aux frappes sèches et un kick présent dans le bas du spectre. Les nappes de synthétiseurs, légèrement saturées, dessinent une atmosphère sombre et lisible, loin de la grandiloquence symphonique de ses précédents projets.
Mylène Farmer en 2026
En 2026, Mylène Farmer occupe une place singulière dans la pop francophone, conciliant son statut d’icône historique avec une recherche constante de nouveaux alliages sonores. Son parcours, marqué par une réflexion sur l’image et la littérature, s’est enrichi ces dernières années de collaborations avec des producteurs issus de la scène électronique moderne, faisant évoluer sa signature sans la renier.
C’est à qui le tour fait office de manifeste esthétique pour son treizième album studio. En s’entourant de compositeurs identifiés dans le paysage pop actuel, l’artiste cherche à marier efficacité mélodique et densité textuelle. Le thème du naufrage et de la servitude laisse présager un disque abordant de manière frontale les inquiétudes contemporaines.
Le recours à Gilles Lellouche pour le futur clip confirme la volonté de Mylène Farmer de prolonger la tradition du court-métrage ambitieux. Chaque élément, de l’audio officiel aux futurs visuels, participe à la construction d’une cartographie globale de l’album. Ce premier extrait pose une tonalité lucide et une protestation feutrée, tout en laissant la porte ouverte à d’autres perspectives au fil du disque à venir.

