Hellfest W4rm Up au Zénith de Nantes : Notre live-report

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Hellfest W4rm Up Zénith de Nantes 2019

A quelques semaines du Hellfest, retour sur la dernière date du warm up hellfest qui après un tour dans toute la France se retrouve pour une soirée de clôture grandiose dans la salle du zénith de Nantes.

Une soirée constituée d’une superbe affiche et agrémentée de diverses animations dans la soirée via les sponsors afin de garder chaud le public et de le maintenir dans l’ambiance lors des temps de patience entre les différents groupes.

 

Princesses Leya

Revenons sur l’affiche de la soirée et c’est à Princesses Leya que revient la lourde tâche de lancer le warm up.

Pour ceux qui comme moi sont des néophytes concernant ce groupe, sachez que le groupe est né de la rencontre entre Dedo (prince des ténèbres et accessoirement humoriste notamment passé par le Jamel comedy club) et  d’Antoine Schoumsky (amateur de pop et dont l rêve déclaré est de participer à l’Eurovision).

Le groupe joue sur la méconnaissance d’Antoine concernant tout ce qui touche à l’univers du métal avec des blagues plus ou moins réussies.

J’ai particulièrement rigolé lorsque Antoine propose de jouer du Vianney et que devant le mécontentement de la foule il répond du tac au tac « ok on va la jouer votre musique de démons qui s’enculent les soirs de pleine lune ».

Quelques bonnes reprises sont à l’actif du groupe dont celle du hit Macheba de Jain ou bien celui issu d’un mash up entre Ramstein et Sabrine qui nous donne le titre « Balls,balls, balls » du groupe Sabrinstein.

S’ensuit ce que l’on croit être une superbe ballade romantique durant le premier couplet mais qui par la suite devient « destruction vaginale » au moment du refrain. Pour ceux qui ne la connaissent pas, cette chanson vaut le détour pour bien capter l’essence de ce groupe.

Par la suite et pour se différencier des autres groupes Dedo appelle le public à réaliser un wall of love (les deux camps se séparent puis se rejoignent pour des câlins et bisous).

On poursuit par une reprise » version cyprine » de Time of my life du célèbre film Dirty dancing suivi d’un slam de Dedo ayant prévenu au préalable le public d’un « Si je fais une Shym je vous défonce » (pour ce qui ne connaissent pas cette référence je vous invite à voir la fameuse scène de slam de Shym en concert, c’est inoubliable). Pour finir leur set, le groupe nous gratifie de leur tube « tue tes parents ».

En conclusion, Princesses Leya est un vent de fraîcheur mélangeant assez habilement le comique et la musicalité car les musiciens du groupe tiennent quand même la route.

Malgré tout parfois un peu trop de longueur avec des blagues sans fin alors que l’on souhaiterait en découvrir un peu plus au niveau des titres du groupe.

Une bonne surprise que l’équipe du Hellfest nous fait découvrir, je reste curieux de les revoir dans quelques temps afin de voir le chemin parcouru par le groupe et son éventuelle évolution.

Dagoba

Place maintenant à Dagoba que l’on ne présente plus avec son death métal efficace et puissant depuis plus de 15 ans. Le groupe nous présente ce soir un set qui s’articule autour de l’album » Black Nova » paru en août 2017.

J’attendais de pied ferme le combo marseillais que je n’avais pas encore vu avec son dernier line-up depuis le départ de Francky Costanza. Cet album s’éloigne de ce qui avait fait la renommée du groupe via les précédents albums mais l’énergie délivrée par le groupe est communicative et dans cet exercice-là Shawter excelle en la matière pour galvaniser l’enthousiasme de ses fans qui en redemandent et qui multiplient des headbanging à la chaîne.

Le final de leur prestation se conclue avec l’arrivée des autres membres des groupes de la soirée qui rejoigne Dagoba sur scène sur le dernier titre du groupe.

 

Tagada Jones

Voici venu le tour du groupe punk de Tagada Jones emmené par l’inusable Niko et sa voix reconnaissable parmi toutes les autres.

Pour cette soirée, Tagada Jones nous propose quelques-uns de ces meilleurs titres ce qui constitue un set qui est parfaitement équilibré à mon goût.

Cela démarre avec « Envers et contre tous » puis le groupe enchaîne avec « La peste et le choléra » qui sont deux de mes chansons favorites du groupe.

Le public est embarqué par le groupe et les musiciens de Tagada Jones s’en donnent à cœur joie pour offrir la meilleure prestation possible à leurs fans.

Ensuite Niko veut rendre hommage à ceux qui sont partis trop tôt à cause de la barbarie et de la connerie humaine à travers deux morceaux « Vendredi 13 » pour rendre hommage aux victimes du Bataclan et « Je suis démocratie » en hommage aux victimes de Charlie Hebdo.

Tagada Jones nous a livré du bon Tagada Jones ce soir tant par la présence scénique que par la qualité musicale de leur set et l’ambiance a pu monter encore plus en température avant la venue tant attendue par tous de Mass Hysteria.

Mass Hysteria

Place aux furieux de Mass Hysteria que je retrouve toujours avec autant de plaisir et ce plaisir est largement partagé par l’ensemble de la foule et notamment par une grande fan du groupe qui se trouve à mes côtés et qui me confie qu’elle les suit depuis le début de leur carrière et qu’elle apprécie toujours autant chacune de leurs prestations.

Le groupe est rodé et sait ce qu’il a à faire (tout de même 20 ans de carrière), la prestation est solide et de très bonne qualité comme à chaque fois que je revois le groupe, leurs albums sont bons mais alors quel pied ! de les voir en live (ceux qui n’ont toujours pas vu le groupe en live svp allez y et vous comprendrez de quoi je parle).

Le groupe sait mettre le feu et enchaînent les valeurs sures telles que « Vae Soli », « positif à bloc », l’excellent « Arômes complexes », « chien de la casse », « Plus que du métal » et enfin « Contraddiction » le tout agrémenté d’effets pyrotechniques.

On en ressort vidé, chaque concert de Mass Hysteria c’est comme si on prenait une grosse claque dans la  g…..

 

Ultra Vomit

La conclusion de la soirée revient à Ultra Vomit que j’ai eu l’opportunité de voir plusieurs fois cette année, à chaque fois la prestation est de qualité mais sans grande surprise au niveau du set list si ce n’est cette fois-ci l’absence remarqué et regretté par les fans de « Je collectionne les canards ».

Comme à son habitude le groupe fait son entrée sur scène sur le générique de Fort Boyard.

La bande à Fetus démarre avec « Les bonnes manières » pour chauffer leur public avant de lâcher sur lui son « Chien géant » accompagné pour le coup par Niko des Tagada Jones qui visiblement avait encore de l’énergie à donner au public.

Les titres défilent tels que « E-tron », « Tirelipimpon » et « la cantine » qui mettent de l’ambiance c’est certain mais dont je ne suis pas particulièrement fan. Par contre, l’enchaînement sur Calojira fonctionne, Calojira est le résultat de la fusion entre Calojero et Gojira sur l’un des titres du chanteur « Face à la mer ».

Puis un petit moment d’évasion nous est offert par le groupe par un petit détour par le Japon à la découverte du tout mignon « Takoyaki ».

S’ensuit un moment de communion et de rassemblement autour de « Jésus » entre le public et le groupe qui donnerait à pas mal d’entre nous l’envie d’aller à la messe le dimanche matin si cela se passait ainsi.

Passage obligé du public par l’inévitable wall of chiasse sur le titre « pipi vs caca », le public est survolté et ne se fait pas prier pour suivre les commandements de Fétus et Mathieu Bausson comme guide.

Voila que résonne au loin le klaxon du fameux « Khammthaar » qui parodie parfaitement le groupe allemand de Ramstein.

La conclusion de la soirée se fera avec « Evier métal » qui nous montre une fois de plus l’étendue des capacités vocales de Fétus et la grande palette des intonations dont il est capable.

Encore une bonne performance d’Ultra Vomit qui est toujours aussi proche de son public et cela quel que soit le lieu ou j’ai eu la chance de croiser leur route cette année (Bruit ’fier rock, zénith,etc..).

Cette soirée trouvera sa conclusion avec une chenille géante lancée spontanément par un public bon enfant.

Un grand merci au Zénith d’avoir accueilli cette soirée dans son espace si bien adapté à accueillir des artistes de tous genres musicaux.

Je voudrai également remercier l’équipe du Hellfest qui en plus de nous offrir la grande messe du métal chaque année, permet à ceux qui ne peuvent pas accéder au précieux sésame de pouvoir participer à l’évènement à travers la présence et la tenue de ce warm up tour dans toute la France.

L’affiche est de qualité et privilégie une partie du gratin de la scène française.

See you in hell !!!

 

Tous nos remerciements à l’équipe du Hellfest et du W4rm Up pour nous avoir permis de réaliser ce live-report. Article et photos The Punisher

 

 

 

 

 

 

 

 

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