Erin LeCount publie ce 24 janvier le clip officiel de DON’T YOU SEE ME TRYING? , premier extrait de son album PAREIDOLIA . À 23 ans, l’artiste londonienne livre un morceau introspectif qui explore les failles et les contradictions d’une génération en quête de repères. La vidéo, entre chorégraphie et épure, installe l’univers esthétique singulier d’un projet marqué par la vulnérabilité.
DON’T YOU SEE ME TRYING?
Le titre s’appuie sur une production dense où les textures synthétiques s’entrelacent avec une voix alternant fragilité et assurance. Erin LeCount y aborde l’identité et l’autodestruction avec une précision chirurgicale. Les paroles traduisent cette dualité: I hide in plain sight / I’m gonna dance ’til my death / And God, it feels nice / To be this reckless again. Formée à la production sur Logic Pro en autodidacte, elle construit ses arrangements avec une rigueur architecturale. Les couches sonores se déploient progressivement, créant une tension entre l’intimité du texte et une ampleur orchestrale. La batterie sèche et les synthétiseurs aériens portent le poids émotionnel du récit sans jamais tomber dans le pathos.
Le clip officiel prolonge cette exploration visuelle. Réalisée dans une esthétique blanche et spectrale, la vidéo capture l’artiste dans un mouvement perpétuel. Ses performances physiques deviennent une extension de la narration musicale, rappelant sa formation initiale en ballet. La chorégraphie n’est pas un simple ornement: elle incarne la lutte entre le contrôle technique et l’abandon, entre la mise en scène de soi et l’authenticité brute. Cette demande de reconnaissance, adressée tant au public qu’à elle-même, renforce l’impact d’une chanson sur l’effort constant de rester entière.
Erin LeCount en 2026
Originaire d’Essex, Erin LeCount a débuté les scènes ouvertes à l’âge de 9 ans avant une exposition médiatique précoce à la télévision britannique. Cette expérience a forgé son rapport complexe à la visibilité publique. C’est durant la pandémie qu’elle a repris le contrôle total de son art en apprenant seule la production studio. En 2024, sa nomination comme compositrice pour la pièce Inter Alia au National Theatre de Londres, aux côtés du producteur James Jacob, a marqué un tournant majeur. Cette collaboration pour une œuvre mettant en scène Rosamund Pike a validé son statut de créatrice complète, au-delà de son rôle d’interprète.
Avec PAREIDOLIA , Erin LeCount affirme son autonomie créative. Le titre de l’album, faisant référence à la perception de formes familières dans des motifs aléatoires, suggère une exploration des illusions et du sens que l’on construit face au chaos. C’est une direction ambitieuse pour une artiste qui refuse les compromis commerciaux. L’album, entièrement écrit et produit par ses soins, consolide sa position de figure indépendante sur la scène britannique actuelle.
Pour accompagner cette sortie, Erin LeCount confirme plusieurs dates de tournée en 2026. Elle se produira au Roxy Theatre à West Hollywood le 12 février, avant de rejoindre la Grande-Bretagne en mai. Elle sera au O2 Ritz de Manchester le 12 mai, au SWG3 TV Studio de Glasgow le 14 mai, au Roundhouse de Londres le 15 mai et à l’Electric Bristol le 16 mai. Ces concerts promettent une expérience immersive où la danse et la musique fusionnent sur scène.



