Stephen Sanchez signe avec Sweet Love son slow le plus désarmant
Stephen Sanchez signe avec Sweet Love son slow le plus désarmant

Stephen Sanchez signe avec Sweet Love son slow le plus désarmant

Stephen Sanchez signe avec Sweet Love son slow le plus désarmant

Artiste : Stephen Sanchez

Avec Sweet Love, le crooner californien transforme un simple aveu amoureux en manifeste de vulnérabilité assumée, comme si le garçon d’ Until I Found You avait enfin décidé d’arrêter de se cacher derrière le vernis rétro pour parler au présent. Nouveau single sous licence Mercury Records, le morceau entérine un virage intime, moins cinématographique et plus frontal, où la romance n’est plus un décor mais une dépendance revendiquée, presque une petite révolution dans son propre univers.

Sweet Love

Sur le plan sonore, Sweet Love s’inscrit dans la continuité vintage de Stephen Sanchez, mais avec une épure nouvelle, comme si quelqu’un avait baissé les lumières dans son jukebox intérieur pour ne garder que le halo nécessaire. La chanson repose sur un tempo médium qui rappelle les slows des années 60, mais débarrassés de leur sucre excessif, avec une rythmique feutrée, une basse ronde qui avance à pas mesurés et une guitare qui caresse plus qu’elle ne séduit. L’introduction, percée par ce décompte, one, two, three, fuck it, fonctionne comme un bouton d’arrêt d’urgence, un geste de chute libre volontaire, et donne immédiatement le ton d’un titre qui choisit la confession plutôt que la démonstration. La voix de Sanchez, légèrement saturée, se place très en avant, presque collée au micro, comme pour réduire au maximum la distance avec l’auditeur, soutenue par des chœurs qui récupèrent la litanie give up your love et la transforment en mantra soul, mi-supplication, mi-prière.

Le clip réalisé par Jason Lester

Stephen Sanchez aujourd’hui

Originaire de Californie et révélé via des reprises postées en ligne avant de s’imposer avec ses propres chansons, Stephen Sanchez s’est rapidement installé dans la case du crooner moderne, quelque part entre la ballade d’antan et la confession pop actuelle. Sa marque de fabrique, une écriture ultra-romantique habillée de références 50s et 60s, lui a permis de se démarquer dans un paysage saturé de productions interchangeables. Son succès mondial avec Until I Found You l’a propulsé dans une zone à part, celle des auteurs-compositeurs capables de faire résonner des chansons d’amour d’apparence classique avec l’angoisse sentimentale d’aujourd’hui.

Son premier album, Angel Face , sorti en 2023, avait posé les bases d’un véritable univers feuilletonnant, peuplé de personnages récurrents, de romances impossibles et de drames stylisés comme une bande originale imaginaire de vieux films en cinémascope. Ce disque fonctionnait comme un concept-album déguisé, mélange de rock’n’roll rétro, de ballades au piano et de rêveries orchestrales, où l’esthétique vintage servait autant de paravent que de loupe à ses obsessions amoureuses. Sweet Love s’inscrit clairement dans l’après Angel Face : le décor hollywoodien se fissure, les personnages s’effacent au profit du je, et Sanchez semble moins intéressé par la mythologie de ses héros que par la fragilité de celui qui chante.

Signé en licence nouvelle chez Mercury Records, Stephen Sanchez a poursuivi depuis la sortie de son album une trajectoire très exposée, entre tournées et singles égrenés pour entretenir la flamme d’un public déjà largement acquis à sa cause. Sweet Love , dévoilé en 2026, apparaît comme un jalon important de ce deuxième chapitre, celui où il doit prouver qu’il peut exister au-delà de son premier tube viral et d’un simple gimmick rétro. L’artiste prépare une nouvelle phase de sa discographie, annoncée comme plus personnelle et moins conceptuelle, qui devrait logiquement lui permettre de consolider son statut d’auteur-compositeur plutôt que de simple visage accroché à une chanson fétiche.

Sur scène, Stephen Sanchez a multiplié les tournées entre l’Amérique du Nord et l’Europe, avec des dates qui s’enchaînent encore en 2026, entre salles de taille moyenne et festivals où sa capacité à tenir un public avec une simple ballade au micro a souvent été saluée. Il est attendu dans plusieurs grandes villes, avec de nouvelles dates annoncées progressivement, signe qu’il s’installe dans la durée. Dans un paysage pop saturé de nostalgie superficielle, Stephen Sanchez occupe désormais un créneau particulier, celui d’un romantique obstiné qui assume pleinement de travailler la chanson d’amour comme un matériau sérieux. Stephen Sanchez – Sweet Love confirme cette place singulière, quelque part entre le classicisme assumé et le trouble très contemporain d’un garçon qui sait que, quand l’époque privilégie le détachement ironique, se déclarer dépendant de la douceur de l’autre relève presque du geste politique.

Clip vidéo Sweet Love de Stephen Sanchez