Cette 19e édition du Hellfest s’ouvre sur une première journée déjà d’une densité impressionnante, portée par une programmation qui aligne les poids lourds et les belles découvertes. Au menu de ce jeudi : Alestorm, Alice Cooper, All Time Low, Borknagar, Breaking Benjamin, Bring Me The Horizon, Deep Purple, Devangelic, Elder, Feuerschwanz, Igorrr, Kadavar, Lagwagon, Mikkey Dee, Papa Roach, Rivers Of Nihil, Satanic Surfers, Skáld, The Inspector Cluzo, The Pretty Reckless, We Came As Romans, et bien d’autres encore.

Mikkey Dee, héritier de la légende Motörhead
Difficile d’imaginer le meilleur lancement de festival que ce set a été réalisé par Mikkey Dee, dernier survivant de l’ère Motörhead à arpenter les scènes avec une telle intensité.
Derrière son kit, il enchaîne les titres avec une énergie intacte, rappelant à quel point l’héritage de Lemmy continue de vivre à travers chaque coup de cymbale et chaque break surpuissant.
Breaking Benjamin et Papa Roach : le métal alternatif en mode grande messe
Première grosse claque de la journée : Breaking Benjamin, très attendu, livre un show massif qui confirme son statut de valeur sûre du métal alternatif.
Le public, chauffé à blanc, ne lâche pas une miette de ce set ciselé, où mélodies accrocheuses et gros riffs font mouche à chaque titre.
Dans la même veine, Papa Roach prend ensuite le relais et signe l’un des temps forts de la soirée, avec un spectacle calibré pour les grandes scènes. Entre tubes incontournables, reprises instantanément reconnaissables et interaction permanente avec les festivaliers, le groupe transforme la plaine en immense choeur collectif, jusqu’à ce moment touchant où le chanteur invite l’un de ses fils à le rejoindre sur scène pour chanter à ses côtés. Et autant dire que le fils est le digne successeur de son père!

Une scène en feu et un public inépuisable
Côté ambiance, Celeritas, le groupe havrais déjà remarqué l’an passé revient confirmer tout le bien que l’on pensait de lui, en mettant littéralement le feu au Hellfest sous une chaleur étouffante. La scène se transforme en véritable fournaise, mais rien n’entame l’enthousiasme d’un public qui chante, danse et saute sans relâche, porté par un rythme effréné du début à la fin du set.
Alice Cooper : le maître du rock toujours impérial
Point d’orgue de cette première journée, Alice Cooper monte sur scène et prouve, à 78 ans, qu’il reste un showman de classe mondiale. La scénographie, entièrement repensée pour ce nouveau spectacle, mêle décors et effets visuels incroyables et une mise en scène millimétrée, tout en conservant les moments cultes comme l’incontournable séquence de la guillotine, toujours aussi efficace.
La voix accuse parfois le poids des années, mais l’intensité du spectacle, l’engagement du groupe et la réaction d’un public conquis font de ce concert un moment une fois de plus inoubliable.

Hommage à Ozzy Osbourne : émotion à l’entrée du site
Juste avant de laisser la scène à Bring Me The Horizon, très attendue en clôture de soirée, le festival rend un hommage particulièrement émouvant à Ozzy Osbourne, figure légendaire de Black Sabbath disparu l’année dernière. Une statue monumentale, installée à l’entrée du site, a été installée en son honneur, suivie de la diffusion d’une courte vidéo retraçant quelques moments marquants de sa carrière, avant qu’un feu d’artifice superbe n’éclaire le ciel de Clisson tandis que la foule scande son nom à l’unisson.
Demain, la fête continue avec un public qui ne semble jamais faiblir, prêt à enchaîner une nouvelle journée de riffs, de sueur et de communion metal.


